Belette a écrit:Bonjour,
je suis nouvelle ici. Jeune divorcée, mère d'une petite fille, catholique pratiquante engagée dans ma paroisse.
Il y a une chose que je ne peux pas comprendre dans l'église catholique : il est préférable, sacramentellement parlant, d'assassiner son mari que de lui laisser la vie et d'en divorcer.
Un assassin, s'il se repent, aura le droit de recevoir l'absolution, et de communier.
Un divorcé remarié n'aura jamais le droit de recevoir l'absolution, ni de communier.
Pourtant la faute n'est pas de la même portée il me semble ?
Bonjour Belette
Je ne sais que vous répondre. A "mon" avis (ce n'est que le mien), il y a devant Dieu, le fait que l'on a assassiné quelqu'un et il me semble que cela ne doit pas être si anodin que ça!
La question est peut-être: pourquoi divorcer? La question est: pouvait-on éviter le divorce?
La question d'ailleurs n'est pas de divorcer, mais de se remarier. Il y a des personnes qui divorcent mais décident de rester "fidèles" à leur conjoint en ne se remariant pas. La question est, me semble-t-il: que signifie le mariage à l'Eglise? Un simple moment de fête, ou bien un engagement sérieux, devant Dieu, et pour la vie? SI c'est pour la vie, alors reste à savoir ce que l'on va en faire de cet engagement? Est-on bien deux à prendre cet engagement, ou bien un seul, et l'autre "suit"??? Dans ce cas, ne vaut-il pas mieux attendre avant de se marier à l'Eglise?
Après, quand on a conscience de l'engagement que l'on a pris, si l'on divorce, et que l'on se remarie, on sait ce qui nous attend.....en cas de remariage!
Cela semble logique. Il ne s'agit pas de juger l'Eglise, mais de nous poser face à une situation et d'en prendre l'exacte mesure et les conséquences....en Eglise. L'Eglise reste ce qu'Elle est: c'est nous qui lui demandons d'être ce que nous voudrions qu'Elle soit...mais qu'Elle n'est pas!
Je comprends vos interrogations. Mais peut-être devrait-on réfléchir AVANT de se marier à l'Eglise??? Cordialement. Grigui
