L’immortalité de l’âme,

L’immortalité de l’âme,

Messagepar hérétique » Sam Juil 31, 2010 10:20 am

« L’homme comprend seulement avec beaucoup de difficulté ce qu’il ne désire pas comprendre en son for intérieur. Il ferme instinctivement son intelligence devant des faits qui le contraignent à abandonner ce qui lui plaît . »
Alexis Carrel



Alors que la résurrection des morts enseignée dans la Bible constitue (devrait constituer) l’une des principales bases de la foi chrétienne, on peut se demander pourquoi si peu de personnes y croient aujourd’hui ? En effet, selon un sondage effectué par l’institut CSA en collaboration avec l’hebdomadaire catholique La Vie et le quotidien Le Monde, seulement 4 % (12 % pour les pratiquants réguliers) croient à la résurrection des morts ! Une autre conception en matière de « retour à la vie » triompherait-elle au sein du christianisme contemporain ?

A ce propos, Dennis Gira nous apporte une explication : « Que dire aux chrétiens séduits par la réincarnation, souvent présentée comme scientifiquement fondée et même compatible avec la résurrection (selon certains sondages jusqu’à 43 % de catholiques croient à la réincarnation et la résurrection) ? » Comme les adeptes des religions orientales ou des philosophies empreintes d’orientalisme, de très nombreux chrétiens croient donc à la réincarnation !

Pourquoi la réincarnation est-elle acceptée aussi facilement ? En fait, cette manière de penser si largement répandue aujourd’hui dans le monde fait suite à une autre croyance, essentielle et quasi générale qui remonte à des millénaires : la croyance en l’immortalité de l’âme. Sans l’adhésion à cette idée, il est impossible de croire en la réincarnation.

Or, on sait que cette notion d’immortalité de l’âme fait partie de l’enseignement officiel de l’Eglise catholique dont le catéchisme déclare : « Chaque âme spirituelle est immédiatement créée par Dieu – elle n’est pas produite par les parents – ; l’Eglise nous apprend aussi qu’elle est immortelle : elle ne périt pas lors de la séparation du corps dans la mort, et s’unira de nouveau au corps lors de la résurrection finale. »

Bref, si pour beaucoup de chrétiens, les conceptions sur l’au-delà ressemblent étrangement à celles des tenants de la réincarnation, c’est essentiellement parce qu’elles reposent sur une base commune quant à la nature de l’homme : une vision dualiste qui dépeint l’homme comme un être composite formé d’un corps matériel, mortel et d’une âme immatérielle, immortelle.

Sans qu’il soit possible d’étudier ici toutes les raisons conduisant les chrétiens à accepter aussi facilement la réincarnation, on peut dire que la croyance en l’immortalité de l’âme y contribue avant tout ! Soulignons seulement que l’Eglise catholique a toujours condamné explicitement la réincarnation qui est une conception païenne en totale contradiction avec l’Ecriture et la Tradition.
Dans un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres.
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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar anjo » Sam Juil 31, 2010 1:49 pm

Bonjour

Il faut définir l'âme, avant toute chose.
On peut la définir comme uniquement humaine ou comme les animistes, une composante de toutes choses.
L'âme est la vie, pour moi.
Elle est à l'image de Dieu, la vie. Tant que Dieu le permet, elle vit.
Il y a deux mondes :
Le royaume de Dieu,
La vie, la lumière, la liberté, l'amour total.

Et la vie terrestre,
Avec la mort, l'alternance de lumière et de ténèbres, les contraintes et parfois la haine.

Ce monde qu'on se représente comme un paradis parfois est un leurre et tout y est fait pour que l'homme s'y croie bien.

Je ne sais pas vraiment comment l'homme y est descendu, mais ce monde est parfois horrible.
Dieu ne voulait pas cela. Aussi il a permis à l'homme de revenir dans son royaume. La condition : la foi et le désir.

Alors voilà comment je vois les choses.
L'âme va de corps en corps, simplement parce qu'elle ne connaît que cela.
Elle meurt et réintègre un autre corps.

Un jour l'homme rencontre Jésus qui lui donne une autre vision de la vie. Il sait qu'une autre possibilité s'offre désormais à lui. Le monde s'ouvre à une vie éternelle, dans une autre dimension où l'amour et la paix sont rois.

Que disent les écritures,
_ qu'il y aura une fin du monde.
Mais si la mort offre deux possibilités l'enfer ou le paradis, le monde se finit à notre mort, enfin pour nous. La fin de ce monde on s'en moque un peu.
Si la mort est un renouveau sur terre ou au ciel, la fin de ce monde est peut-être le risque de ne pas être sauvé.

_ Jésus nous montre l’avenir, il ne parle pas du passé.

_ Il est dit que Jean le Baptiste revient avec la Puissance d’Elie.

Rien en fait n’interdit de penser que la réincarnation n’est pas chrétienne.

Jésus s’est réincarné, mais rien ne dit que nous allons aussi nous réincarner.

Car la grosse différence entre la réincarnation védique et celle chrétienne, c’est le temps et le corps.
Jésus a repris on corps puis est monté avec, quarante jours après.
L’homme dans le cercle infernal des vies, meurt et renaît quarante jours après, dans un autre corps.

Ce qui peut laisser penser que nous avons le choix ou de suivre Jésus en montant au ciel, ou de reprendre une vie terrestre sous la forme d’un bébé, en oubliant tout de la vie précédente et en prenant le risque de ne plus rencontrer Jésus.

Enfin pourquoi reprendrions-nous un corps contraignant dans un monde où tout est liberté et amour.

Vous voyez la vision d’une fin du monde avec le rassemblement des bons et des méchants, me paraît peu réaliste, alors que la possibilité de revivre, pour avoir une autre chance de rencontrer Dieu et de le suivre, me semble plus dans son amour infini.

Toutefois la rencontre avec Jésus est déterminante, car elle transforme notre vision et rompt la chaîne. Avant Jésus, la vie la mort restent une alternance, après on sait que la mort devient un passage pour un au-delà meilleur.
Ce qui doit nous inciter à nous convertir et à nous améliorer.

Avec tout mon amour fraternel
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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar MathildeClaude » Dim Août 01, 2010 9:14 am

D'après ce que j'ai lu, les initiateurs du concept de réincarnation se fient à des sensations captées par leurs cerveaux pour affirmer que leur âme a vécu auparavant dans d'autres corps d'humains ou d'animaux.

Mais ce ne sont que des "interprétations" de "sensations" et il n'y a aucune raison d'y donner foi, surtout que ce concept est contraire à l'enseignement des églises chrétiennes.
Dans le doute...

Et d'autant plus que l'on peut s'amuser à trouver des explications totalement différentes prenant en compte ces perceptions, les acceptant pour véridiques, mais démontrant tout autre chose que la réincarnation de l'âme.

Enfin parmi les catholiques qui fréquentent les célébrations vous trouvez toutes sortes de gens.
La messe est un spectacle à entrée libre et libre participation au frais.
N'importe qui peut assister à une messe il suffit qu'il se trouve une raison suffisante pour se convaincre d'y entrer, d'y rester une heure, d'y revenir de mois en mois.
J'ai même rencontré un ou deux catholiques pratiquants irréguliers qui affirmaient avec conviction que Dieu n'existait pas et qui trouvaient que l'enseignement de Jésus était une "bonne morale "dans laquelle ils voulaient élever leurs enfants.
Why not ? Je n'ai rien contre ces gens-là tant qu'ils n'essayent pas de me "déconvertir".
Elisabeth

"...Désobéissants jusqu'à la mort..."
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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar Bernard Meurant » Mer Août 04, 2010 3:56 pm

La résurrection était en débat au temps de Jésus entre les Pharisiens et les Sadducéens. Les juifs avaient ramenés de leur exil de Babylone quelques croyances "étrangères", en fait zoroastriennes, entre autres fantaisies le Jugement dernier et la résurrection des morts. C'était en quelque sorte des progressistes par rapport aux sadducéens arcboutés sur le Temple et la Torah. Ce n'est pas pour rien que les rabbins pharisiens ont écrits les talmuds de Babylone et de Palestine après la disparition des sadducéens après l'incendie du Temple de Jérusalem.

Il s'agissait d'une résurrection des corps à la fin des temps. Jésus y croyait. Entre la mort et cette résurrection, c'était le shéol de l'Ancien testament. Il n'était pas question d'une âme. Le souffle animait le corps mais s'éteignait avec lui. Jésus, reprenant à son compte la figure du Fils de l'homme telle qu'elle est décrite dans le Livre d'Hénoch, croit que la Fin des temps est imminente. Pour ses disciples, constatant le tombeau vide, il n'y a aucun doute : il est ressuscité et c'est là la preuve que la Fin des temps est commencé ; d'où le kérygme de la Pentecôte. Il n'est toujours pas question d'âme.

Cette histoire d'âme prendra de l'importance lorsque l'Eglise, ne voyant pas la Promesse s'accomplir, utilisera ce concept platonicien d'une âme distincte du corps pour affirmer que celle-ci SURVIT à la mort et va rejoindre le Christ au Ciel. Belle espérance, mais qui n'a AUCUN fondement biblique. Bon, cela peut consoler ; comme on dit cela ne fait de mal à personne.

Bernard, qui ne croit pas à cette histoire gréco-platonicienne d'âme.
Seigneur, vers qui irions-nous?Tu as les paroles de la vie éternelles!" Jn 6, 68
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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar anjo » Ven Août 06, 2010 6:58 pm

Bernard Meurant a écrit:La résurrection était en débat au temps de Jésus entre les Pharisiens et les Sadducéens. Les juifs avaient ramenés de leur exil de Babylone quelques croyances "étrangères", en fait zoroastriennes, entre autres fantaisies le Jugement dernier et la résurrection des morts. C'était en quelque sorte des progressistes par rapport aux sadducéens arcboutés sur le Temple et la Torah. Ce n'est pas pour rien que les rabbins pharisiens ont écrits les talmuds de Babylone et de Palestine après la disparition des sadducéens après l'incendie du Temple de Jérusalem.

Il s'agissait d'une résurrection des corps à la fin des temps. Jésus y croyait. Entre la mort et cette résurrection, c'était le shéol de l'Ancien testament. Il n'était pas question d'une âme. Le souffle animait le corps mais s'éteignait avec lui. Jésus, reprenant à son compte la figure du Fils de l'homme telle qu'elle est décrite dans le Livre d'Hénoch, croit que la Fin des temps est imminente. Pour ses disciples, constatant le tombeau vide, il n'y a aucun doute : il est ressuscité et c'est là la preuve que la Fin des temps est commencé ; d'où le kérygme de la Pentecôte. Il n'est toujours pas question d'âme.

Cette histoire d'âme prendra de l'importance lorsque l'Eglise, ne voyant pas la Promesse s'accomplir, utilisera ce concept platonicien d'une âme distincte du corps pour affirmer que celle-ci SURVIT à la mort et va rejoindre le Christ au Ciel. Belle espérance, mais qui n'a AUCUN fondement biblique. Bon, cela peut consoler ; comme on dit cela ne fait de mal à personne.

Bernard, qui ne croit pas à cette histoire gréco-platonicienne d'âme.


Bonjour Bernard

Dieu est source de vie. Chaque être vivant est animé par cette source individuellement. Et c'est là pour moi une des définitions de l'âme. C'est la partie individuelle de la vie de chacun.

Mais comme Dieu est complexe, l'âme à son image est complexe.

Dire qu'il n'y a pas d'âme c'est nier la vie.

Juste une simple question.
Comment peut-on croire en Jésus, sans croire en sa parole?

Jésus est un simple charpentier, donc sans aucune notoriété.

Jésus démontre qu'il ne peut parler au nom de satan.
Il dit la vérité, car un seul mensonge et tout son enseignement tombe à l'eau.

Le récit de la vie de Jésus est rapporté par des Juifs pratiquants qui se sont convertis à son contact.
Ils ont aucuns intérêts à mentir, au risque de perdre toute crédébilité, comme Judas, et desservir Jésus.

Avec tout mon amour fraternel
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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar Bernard Meurant » Sam Août 07, 2010 10:58 am

anjo a écrit:
Bernard Meurant a écrit:La résurrection était en débat au temps de Jésus entre les Pharisiens et les Sadducéens. Les juifs avaient ramenés de leur exil de Babylone quelques croyances "étrangères", en fait zoroastriennes, entre autres fantaisies le Jugement dernier et la résurrection des morts. C'était en quelque sorte des progressistes par rapport aux sadducéens arcboutés sur le Temple et la Torah. Ce n'est pas pour rien que les rabbins pharisiens ont écrits les talmuds de Babylone et de Palestine après la disparition des sadducéens après l'incendie du Temple de Jérusalem.

Il s'agissait d'une résurrection des corps à la fin des temps. Jésus y croyait. Entre la mort et cette résurrection, c'était le shéol de l'Ancien testament. Il n'était pas question d'une âme. Le souffle animait le corps mais s'éteignait avec lui. Jésus, reprenant à son compte la figure du Fils de l'homme telle qu'elle est décrite dans le Livre d'Hénoch, croit que la Fin des temps est imminente. Pour ses disciples, constatant le tombeau vide, il n'y a aucun doute : il est ressuscité et c'est là la preuve que la Fin des temps est commencé ; d'où le kérygme de la Pentecôte. Il n'est toujours pas question d'âme.

Cette histoire d'âme prendra de l'importance lorsque l'Eglise, ne voyant pas la Promesse s'accomplir, utilisera ce concept platonicien d'une âme distincte du corps pour affirmer que celle-ci SURVIT à la mort et va rejoindre le Christ au Ciel. Belle espérance, mais qui n'a AUCUN fondement biblique. Bon, cela peut consoler ; comme on dit cela ne fait de mal à personne.

Bernard, qui ne croit pas à cette histoire gréco-platonicienne d'âme.


Bonjour Bernard

Dieu est source de vie. Chaque être vivant est animé par cette source individuellement. Et c'est là pour moi une des définitions de l'âme. C'est la partie individuelle de la vie de chacun.

Mais comme Dieu est complexe, l'âme à son image est complexe.

Dire qu'il n'y a pas d'âme c'est nier la vie.

Juste une simple question.
Comment peut-on croire en Jésus, sans croire en sa parole?

Jésus est un simple charpentier, donc sans aucune notoriété.

Jésus démontre qu'il ne peut parler au nom de satan.
Il dit la vérité, car un seul mensonge et tout son enseignement tombe à l'eau.

Le récit de la vie de Jésus est rapporté par des Juifs pratiquants qui se sont convertis à son contact.
Ils ont aucuns intérêts à mentir, au risque de perdre toute crédébilité, comme Judas, et desservir Jésus.

Avec tout mon amour fraternel


Bonjour Anjo,

Le problème n'est pas de croire en l' âme ou pas!
Le problème est de savoir si le corps et l' âme ne font qu'un...ce que je crois!
Pourquoi séparer le corps de l' âme?
Dites-moi pourquoi D.ieu m' a mis qu'un corps que je dois considérer comme une enveloppe dé céllophane gaspillable et qui n' a pas d' importance puisque seule l' âme ou tout ce qui est spirituel compte!
Pour moi il y a une adéquation entre âme et corps!
Je ne dis pas qu' il n' y a pas d'âme mais je dis que l'âme et le corps font un c-à-d: que si le corps meurt, l' âme meurt et que seul, D.ieu peut ressusciter!
oui le mensonge et la vérité vaste débat!
Mes ancêtres n' ont pas menti quand il affirme que la shékina était au mont Sinaï, pourquoi auraient-ils menti à leur propre descendance?
Vous mentiriez à votre fils?
Quant à Judas c'est un autre problème....
Problème de trahison:qui a trahi qui?
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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar candide » Sam Août 07, 2010 1:33 pm

Bonjour, Bernard,

Vous dites que vous ne croyez pas à l'immortalité de l'âme, pourtant les Ecritures attestent une survie de l'esprit après la mort.
C'est ainsi que je Jésus prie au moment de mourir: "Père, entre tes mains je remets mon esprit" (Lc 23.46)
-C'est ainsi que Jésus promet au bon larron: "En vérité, en vérité je te le dis: aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le paradis."
-C'est ainsi que Jésus nous apprend dans la parabole du riche Epulon et du pauvre Lazare que, immédiatement après la mort, il y a une sanction.
-C'est ainsi que, lors de la Transfiguration, Jésus se trouve entouré de Moïse et d'Elie, morts depuis longtemps.
-C'est ainsi que Saint Paul affirme que, pour lui, "vivre est une perte et mourir un gain parce que après la mort, il ira retrouver Jésus."
-C'est ainsi que Jésus déclare à ses disciples: "Un peu de temps et vous ne m'apercevez plus, puis encore un peu et vous me verrez..... et votre coeur se réjouira." (Jean 16. 16...23)
-C'est ainsi que Etienne, le premier martyr, fit cette prière avant de mourir: "Seigneur Jésus, reçois mon esprit." (Lc 7.59)
Etc.etc

Amicalement
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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar anjo » Dim Août 08, 2010 12:41 am

Bonjour

Bonjour Anjo,

Le problème n'est pas de croire en l'âme ou pas!
Le problème est de savoir si le corps et l'âme ne font qu'un...ce que je crois!
Pourquoi séparer le corps de l'âme?
Dites-moi pourquoi D.ieu m'a mis qu'un corps que je dois considérer comme une enveloppe dé céllophane gaspillable et qui n'a pas d'importance puisque seule l'âme ou tout ce qui est spirituel compte!
Pour moi il y a une adéquation entre âme et corps!
Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'âme mais je dis que l'âme et le corps font un c-à-d: que si le corps meurt, l’âme meurt et que seul, D.ieu peut ressusciter!
Oui le mensonge et la vérité vaste débat!
Mes ancêtres n’ont pas menti quand il affirme que la shékina était au mont Sinaï, pourquoi auraient-ils menti à leur propre descendance?
Vous mentiriez à votre fils?
Quant à Judas c'est un autre problème...
Problème de trahison: qui a trahi qui?


Méditons cette parole de Jésus (Matthieu 9:17)
On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues ; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.

Votre problème, c’est d’avoir, une culture ancestrale, qui vous amène à voir le christianisme au travers d’idées antéchrists, dans le sens où le peuple juif n’a pas cru en Jésus, messie.

Mais vous faites partie des chrétiens, car vous reconnaissez Jésus comme le messie, enfin c’est ce que j’ai cru comprendre au moment où j’écoutais les émissions religieuses, des juifs messianiques, le matin sur RTL.

L'âme, le corps et l'esprit font qu'un : l'homme.
Le corps meurt c'est certain, mais l'âme ne meurt pas.
L'âme est la vie et la vie ne cesse pas.
Il y a continuité de la vie, simplement parce que je ne vois pas l’utilité que Dieu aurait à interrompre la vie pendant un certain temps, pour la ressusciter.
Ce ne serait pas logique.
Voyons, Jésus dit qu’il vient nous sauver, et on meurt en attendant la résurrection ?

C’est illogique.

C’est vrai un bruit a couru que le corps de Jésus a été déplacé par ses disciples pour faire croire à la résurrection.
Mais une autre version dit que Jésus est ressuscité.
Mais on ne peut pas avoir une idée médiane où le corps de Jésus serait déplacé pour ressusciter.

Si vous avez vu un être mourir, la chose est évidente, en un temps très court, la vie disparaît.

Il y a une séparation immédiate.


Pensez aussi à la suite de coïncidences extraordinaires pour un simple homme.

Jésus va à Jérusalem pour Pâques, célébration de l’anniversaire de la libération du peuple hébreu, après des difficultés spectaculaires, d’Egypte, du passage par la mer rouge et la terre promise, qu’ils atteignent après quarante ans.

Le Jeudi soir Judas trahi Jésus, et je ne vois pas comment Jésus aurait pu trahir Judas, qui va au siège du Sanhédrin, qui propose de les amener à Jésus, et qui le désigne.
Imaginez un peu cet homme ami de longue date, qui suit Jésus, qui rit, qui mange et qui boit avec lui, va aux autorités de l’époque le dénoncer et le livrer.
Même si il se sent trahi dans ses convictions, il faut qu’il haïsse profondément Jésus pour le dénoncer.
C’est lui qui va vendre Jésus pour quelques pièces.
Il se rend tellement compte de l’énormité de son geste qu’il va rendre l’argent, qu’on lui refuse, et il se pend.
Et Jésus est arrêté.
Jésus est torturé, et tué le vendredi, la veille du sabbat.
Il ressuscite le dimanche, jour où on constate sa disparition.
Il se montre à des disciples dans des conditions assez spéciales.
Il y a des témoins qui l’ont vu, tout est contestable, mais il y a eu pas mal, dans des lieux différents. C’est à prendre en considération.
Il monte au ciel quarante jours après.
Et on voit tout de suite l’analogie entre la libération d’Egypte et la libération matérielle de Jésus.

Et on voit l’immortalité de l’âme et la continuité de la vie.

Si le corps et l’âme sont indissociables, à la mort, tout meurt et pas de salut, pas d’éternité donc Jésus ment.
On ne peut pas accepter une partie de ce que Jésus dit, celle qui nous convient et rejeter l’autre, car cela voudrait dire que Jésus ment en partie. Quand ?
Jésus ne s’écoute pas en partie. Où on accepte tout, même si cela ne fait pas partie de notre culture. Où on rejette tout et cela est impossible.
Il y a toujours une phrase, un mot qui entre dans notre vision du monde.
La preuve vous êtes né dans un monde qui ne le reconnaît pas et il vous interpelle quelque part.
Jésus se nie où se révèle. Si vous le niez, il se manifeste jusqu’au jour où vous êtes interpelé. Mais si vous acceptez sa révélation, il se dévoile en entier, mais avec le temps. Sa vie il nous l’a donnée pour son enseignement pour sa parole, sa mort pour notre foi. Si on croit en lui, si on croit en l’immortalité de l’âme, alors notre âme ne mourra jamais.

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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar levergero » Lun Août 09, 2010 7:57 am

Personne ne peut affirmer au jour d'aujourd'hui que l'âme est immortelle puisque personne n'est -encore- revenu de l'au-delà pour raconter la réalité de la mort...

Pour les croyants profonds qui suivent les Evangiles au mot près, l'humanité doit s'attendre, un jour ou l'autre, à la "fin du monde" et à la "résurrection des corps" ainsi qu'au "jugement dernier".

D'ici là, on ne peut faire que des supputations, tirer des hypothèses, point barre.

Pour ceux qui ne sont pas de tels croyants, cela parait plutôt...invraisemblable et irréaliste.

Wait and see.
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Re: L’immortalité de l’âme,

Messagepar yahid » Lun Août 09, 2010 7:57 am

Bonjour Anjo,
Je me permets d' intervenir var je suis Juif messianique de la même kehila(Communauté) que Bernard...
Quelles sont les grandes étapes de l’élection du peuple d’Israël ? En réalité, les juifs utilisent peu le terme d’élection. Ils parlent plus facilement du choix de Dieu. Pour un juif de douze ans, ce qui importe, c’est la loi que Dieu leur a donné au Mont Sinaï et dont ils doivent répondre à travers leurs actes. Un juif assume sa mission de sanctifier le nom de Dieu sur terre par sa fidélité aux commandements que Dieu a donné à ses aïeux. La dimension de la transmission est primordiale dans le judaïsme. Abraham transmet la mission qu’il a reçue de Dieu à ses enfants par sa bénédiction. Dans le judaïsme, on reçoit de quelqu’un la bénédiction que lui-même a reçue. Saint Matthieu commence son évangile par une généalogie : Jésus fils de…, fils de…, fils de… Il veut montrer ainsi que Jésus a reçu la bénédiction. Les deux généalogies de Jésus disent de quel type de bénédiction il hérite. D’où l’importance de Joseph car c’est par lui qu’arrivent toutes les bénédictions.

On est donc juif non par choix ni par conviction mais par héritage ! On peut être juif et athée : beaucoup le sont depuis le dix-neuvième siècle. On peut même être athée et président d’une synagogue ! Un juif se définit par ce qui le précède. Et qu’il y croit ou pas, il est juif. Un rabbin disait : « La différence entre un chrétien athée et un juif athée, c’est qu’un chrétien athée ne croit pas que Dieu existe et un juif athée croit que Dieu n’existe pas », et en ce sens, il croit quand même… Les chrétiens pensent souvent que dans le dialogue avec les juifs, leurs partenaires sont les juifs religieux alors que le peuple juif, c’est tout un peuple : c’est un peuple qui a été choisi, non une personne.

De quelle manière le juif religieux vit-il concrètement sa mission de sanctifier le nom de Dieu ? La question que se pose un juif qui ouvre la Torah n’est pas : « Qu’est-ce que Dieu va me dire maintenant ? » mais plutôt : « Qu’est-ce que je dois faire par rapport à cette loi qui m’a été donnée ? Qu’est-ce que j’ai à faire pour me marier, pour acheter un terrain, pour échanger, pour prier, pour m’habiller, etc. » N’oublions pas que le judaïsme est plus une “praxis” façonnée par une tradition qui a maintenant 3000 ans qu’une théologie. Cette “praxis” va l’amener à dire telle prière avant de manger du pain, telle autre après, telle autre encore en se couchant (« Entre tes mains, Seigneur, je remets mon esprit »). Toute la vie d’un religieux juif est organisée autour de ces prières.

Je reviens sur cette question de la tradition car elle est capitale. Même la Torah est issue d’une tradition. En ce sens, le judaïsme n’est pas une religion du livre. On a une partie d’Écriture en commun mais chez les juifs, quand il y a conflit entre l’Écriture et la tradition, c’est la tradition qui l’emporte. Et quand juifs et catholiques sont amenés à dialoguer, c’est de tradition à tradition que nous nous parlons.

La plupart des juifs contemporains du Christ n’ont pas reconnu en lui le Messie attendu. Y a-t-il eu, comme l’a écrit saint Paul, un “endurcissement” du peuple d’Israël, permis par Dieu et si oui, pourquoi ? Tout d’abord, rappelons que certains juifs ont reconnu Jésus : Marie, Joseph, Paul, Pierre, tous les disciples, etc. On peut même dire que sans les Juifs, il n’y aurait pas d’Église ! Ensuite, toute l’histoire juive est marquée par cette recherche messianique. Avant et après Jésus, de nombreuses personnes ont prétendu être le messie. Jésus est un messie parmi de nombreux autres… Et sur le messie attendu, il n’y a pas deux juifs qui aient le même avis. Certains attendent un messie “en chair et en os”. Certains autres attendent une ère messianique. La plupart attendent deux messies : un messie, fils de Joseph (fils de Jacob, cf. Gn 37), le messie de la paix ; un messie, fils de David, le messie de la guerre. D’autres enfin disent qu’un messie vient à chaque génération et qu’on ne le reconnaît pas.

Actuellement, le courant majoritaire chez les juifs religieux est celui des Loubavitchs, du nom du petit village de Biélorussie où ce courant est né. Leur dernier rabbin, Rabbi Schneerson, est mort il y a une dizaine d’années et la plupart de ses adeptes croient qu’il est le messie, qu’il est ressuscité et qu’il envoie ses missionnaires dans le monde entier… Aujourd’hui, la croyance messianique est donc très importante chez les juifs : pourtant, quand ils évoquent le messie, ils ne pensent pas à Jésus mais à Schneerson.

Souvent, les chrétiens pensent que les Juifs sont le peuple de l’Ancien Testament qui n’a pas reconnu le Messie et qui continue de l’attendre indéfiniment… C’est tout sauf ça !

Récemment, à une réunion européenne, le rabbin Gilles Bernheim, un rabbin orthodoxe très éclairé a dit : « Tant que les chrétiens ne comprendront pas le côté positif du fait que beaucoup de juifs ont dit non à Jésus, les juifs ne pourront pas être reconnus comme existant positivement. » Jean Paul II avait bien compris cette “existence positive” et c’est ce qui l’a amené à prier, à Varsovie, en 1999, contre l’avis de beaucoup, pour que les juifs soient fidèles à leur mission de sanctifier le nom de Dieu sur terre. Le Pape reconnaissait ainsi que les juifs ont aujourd’hui encore une mission.

À la limite, reconnaître le Christ ou un autre comme le messie n’est pas un vrai problème pour les juifs ! la reconnaissance d’un messie dans le judaïsme n’amène pas la rupture. Un certain nombre de juifs reconnaissent d’ailleurs Jésus comme le Messie, les juifs messianiques dont on parle. La véritable rupture entre le christianisme et le judaïsme a porté sur l’accueil de non-juifs dans la communauté. C’est encore le cas aujourd’hui. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, quand un juif issu d’une famille religieuse devient chrétien, il y a une discontinuité très forte pour lui : il est en rupture totale car il va appartenir à une communauté où il y a des personnes de toutes origines, ce qui n’est pas du tout le cas dans le judaïsme.

Quel sort alors pour les non-juifs ? Faut-il comprendre que le judaïsme n’a pas de portée universelle ? L’universalité, pour un juif, ne se fait pas par l’intégration de non-juifs. Un juif se considère comme universel lorsqu’il vit, dans sa famille et dans son groupe la loi de Dieu. C’est la loi de Dieu qui fait l’universel. Le mode de vie d’un juif pratiquant se rapproche, en réalité, dans le christianisme, de celui des personnes cloîtrées : elles vivent l’universel par la séparation, une règle de vie, etc. Cette comparaison est sans doute le meilleur moyen, pour un catholique classique, de comprendre comment vit une famille juive.

Ne devons-nous pas désirer, comme chrétien, que nos frères juifs découvrent Jésus ? Si, mais dans un respect très grand de la liberté de l’autre. Au cours de l’histoire, le rapport entre les chrétiens et les juifs a été marqué par une très grande violence. Dans certains pays, on rencontre encore beaucoup de juifs qui, le vendredi saint, ont été frappés avec des croix par les enfants de chœur… Ils ont donc du mal à percevoir la séparation entre la volonté prosélyte et la violence : c’est ça le problème ! Le pape Jean Paul II a posé des actes de pardon envers les juifs pour ces actes antisémites du passé mais les juifs ne sentent pas toujours encore un grand amour de la part des chrétiens…
Comment alors aborder le dialogue avec les juifs ? Pour ma part, je les aborde toujours à partir des textes du concile, de la tradition du magistère depuis Vatican II, avec tous les actes posés par le pape Jean Paul II, par le pape Benoît XVI, par les cardinaux français. Et je cherche d’abord à les regarder dans un regard de foi, tels qu’ils sont aujourd’hui. Cherchons à les connaître, à les côtoyer, à les fréquenter. Posons-nous la question : combien d’amis juifs avons-nous dans notre entourage ? Trop souvent, côté chrétien, on parle des juifs de façon très intellectuelle, abstraite. Compte tenu de l’antisémitisme qui a sévi au niveau mondial, la première étape, et l’attitude indispensable à adopter est d’entrer en relation d’amitié avec les juifs. Le plus important, c’est l’amour : apprenons à aimer les juifs, à les connaître pour les aimer. C’est un don et une grâce à demander. S’ils sentent qu’on les aime, alors tout devient possible.

J’aimerais terminer par cette blague d’Élie Wiesel qui dit qu’à la fin du monde, le Messie va venir. D’un côté, il y aura les chrétiens, d’un autre, il y aura les juifs. Puis, les juifs qui ne peuvent pas s’empêcher de poser des questions diront : « Alors, finalement, vous étiez venu, ou pas ? » Et Élie Wiesel va courir vers le Messie, pour lui suggérer : « Surtout, ne répondez pas ! »
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שְׁמַע יִשְׂרָאֵל יְהוָה אֱלֹהֵינוּ יְהוָה אֶחָד
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